Quand l’ombre de Franco plane sur l’Espagne

Jeudi 26 mars, en Espagne, le Congrès des députés a adopté la Loi organique de sécurité citoyenne, également appelée loi “Mordaza” (“loi bâillon”). Alors que cette loi débattue depuis des mois et amendée de nombreuses fois est rejetée par toute l’opposition et une grande partie de l’opinion publique, les conséquences de son vote, et de sa publication hier au Bulletin Officiel du pays, sont désastreuses. Cette loi est en effet une attaque en règle contre les libertés fondamentales des citoyens-iennes espagnoles, du droit à manifester, à l’information, voir permettant les réconduites « à chaud » à la frontière espagnole des migrants-es. En outre, cette loi fourre-tout et répressive prévoit de nombreuses sanctions et amendes située entre 100 et 600.000 euros afin de clairement bâillonner le peuple espagnol.

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Mort d’un militant à la ZAD du Testet : quand la répression policière tue.

Dans la nuit du dimanche 26 octobre 2014, un homme est mort à la ZAD du Testet.

C’est pendant des échauffourée entre manifestants-es et forces de police que Rémi Fraisse, un étudiant de 21 ans, aurait été touché par une grenade explosive ou un flash-ball. Une autopsie est attendue aujourd’hui pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort.

C’est un drame, un drame révoltant. Rien ne peut justifier la mort de cet homme dimanche, rien. Et loin de la propagande médiatique vomie de toute part sur ces supposés « terroristes », ces « casseurs encagoulés », ces « anarchistes violents » accusés de tout les maux, c’est bien la répression policière montée en intensité depuis un mois et demi sur place qui a mené à la mort de Rémi.

Je suis choqué par sa mort, choqué et triste qu’un homme ait perdu la vie pour ses idées. Une famille est en deuil, tout comme des milliers de militants-es d’ici et d’ailleurs. La mort n’a pas touché un inconnu dimanche, elle a touché à un camarade de la famille écologiste, une personne qui partageait l’envie de changer les choses et protéger l’environnement, qui s’était mobilisée comme d’autres ce week-end pour soutenir la lutte locale du Testet. Aujourd’hui, ce soutien, c’est sa famille et ses proches qui en ont besoin.

Mais ce décès injuste vient rappeler une réalité souvent omise : celle de la répression politique et policière, et des risques qu’encourent les militants écologistes du monde entier pour leurs combats. Et c’est de cela que je souhaiterais parler.

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